Qui suis-je?

Avez-vous déjà entendu parler de cette théorie prétendant que nous serions tous reliés les uns aux autres par une sorte de chaîne constituée d’au maximum six autres personnes ?

Selon la loi du « je connais quelqu’un, qui connaît quelqu’un, qui connaît quelqu’un… », et si l’on parvenait à emprunter le plus court chemin vers n’importe qui, la distance entre lui et nous s’en trouverait réduite à seulement six individus.

Peu importe le chiffre ou même que l’hypothèse se vérifie : l’idée est étourdissante. D’abord parce qu’elle réduit de façon considérable la distance qui nous sépare des autres, mais aussi parce qu’elle sous-entend l’existence d’un lien entre tous les Hommes.

Cette idée est la pierre angulaire du projet « Ceux qui nous lient ».

Il s’agit d’une série de portraits connectés les uns aux autres, dont chaque histoire peut être envisagée à la fois comme une rencontre à part entière et comme faisant partie intégrante d’un tout.

Si j’ai choisi la photographie c’est avant tout parce que lorsqu’il est question de portraits, on imagine d’abord quelque chose de très visuel.

Pourtant ici, la photographie sert de prétexte à la biographie et non l’inverse.

Ce qui m’intéresse avant tout, ce sont les histoires.

Elles vivent en moi depuis que je suis toute petite et je les écris depuis que je suis en âge de savoir le faire.

Ce n’est pourtant qu’assez récemment que j’ai réalisé qu’à chaque fois, il s’agissait de portraits.

La biographie s’est alors imposée comme une chose naturelle même si je n’ai jamais cessé d’écrire de la fiction.

écrire sa biographie
écrire sa biographie

Je crois au pouvoir des histoires.

Pas de la manière naïve qui consisterait à imaginer qu’un livre (aussi bon soit-il) puisse avoir le pouvoir de changer intégralement la face du monde mais simplement parce que les histoires sont partout, en permanence, autour de nous.

Le monde entier se construit à partir de récits. Les publicitaires le savent aussi bien que les directeurs de campagnes politiques…

Seulement, si un récit a à ce point le pouvoir d’influencer nos comportements, pourquoi ne pas s’en servir pour influer sur le regard que l’on porte sur sa propre histoire ?

Notre histoire peut tout aussi bien nous condamner que nous rendre libres et à choisir, je préfère sans hésiter la seconde option.

Alors, qu’il s’agisse du récit d’une vie entière, ou seulement d’un pan de celle-ci ; que ce soit pour apaiser un épisode douloureux ou pour apprécier le chemin parcouru… les raisons qui vous poussent à écrire votre histoire vous appartiennent.

Sachez seulement que si vous décidez de me la confier, je vous promets d’en prendre soin.

Au plaisir de faire votre rencontre,

Émilie